Un véritable financement des maisons de repos pour une réponse plus forte au vieillissement démographique !

Un véritable financement des maisons de repos pour une réponse plus forte au vieillissement démographique !

Personne n’ignore aujourd’hui le défi démographique qui se présente à nous. En 2030, il y aura deux fois plus de Wallons de plus de 65 ans qu’aujourd’hui. Le Brabant wallon, lui, en comptera près de 100.000. Le Cahier de la Présidence que j’avais consacré, en mars 2018, à cette réalité, pointait déjà ces chiffres et rappelait que la réponse politique à y apporter devait être globale.

C’est la raison pour laquelle la Wallonie propose aujourd’hui deux réponses à ce défi. La première se concrétise dans l’assurance autonomie, améliorant les conditions de l’aide à domicile. Elle répond au souhait de la grande majorité des Wallons pour qui le maintien à domicile, dès lors qu’il est possible, reste l’option privilégiée. Pour autant, rejoindre une maison de repos est inévitable dans de nombreux cas.

C’est l’objet de la deuxième réponse, apportée par le décret relatif à l’aide aux aînés (Doc.1244(2018-2019) n°1 à 5), porté la Ministre de la Santé et de l’Action sociale Alda Greoli et adopté en séance plénière du Parlement de Wallonie ce 13 février. Face à la nécessité de construction de nombreuses places en maisons de repos et maisons de repos et de soins, il n’existait plus aujourd’hui de mécanisme structurel de financement. Alors que, depuis la 6e réforme de l’État, la Wallonie gère l’ensemble du dispositif d’accueil résidentiel, il était donc essentiel de prévoir une meilleure intégration des interventions des pouvoirs publics au travers de mécanismes de solidarité. Ce décret lie désormais l’investissement régional à l’occupation réelle de la place par un résident. Il peut bénéficier à chacun, public, privé ou partenariat, à la condition d’un prix conventionné. L’octroi du forfait sera également conditionné à des critères supplémentaires à respecter par le Pouvoir Organisateur, liés au contrôle des prix mais aussi à la qualité de l’accueil. Cette réforme permettra d’augmenter significativement l’offre de places (Alda Greoli en annonce 12.000 supplémentaires d’ici 2030) et garantira la qualité tout en maîtrisant les coûts. Elle assouplira aussi les règles liées au développement et à la répartition des places dont notamment le développement de partenariats. C’est donc une étape importante, et dont je me réjouis, pour garantir à nos aînés une meilleure qualité de vie.

L’action législative doit évidemment être accompagnée d’une action de terrain. C’est le sens de la démarche que nous avons entreprise à Perwez en mettant sur pied un partenariat innovant rassemblant la commune, le CPAS et MMI. Il a permis la création du Val d’Orbais, qui comprend une MRS de 99 lits et une résidence-service de 20 appartements. Il accueillera ses premiers résidents au sein d’un cadre verdoyant d’ici quelque mois.

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